Soutenir la recherche c’est entretenir l’espoir:     actions de FRANCE ALZHEIMER  cliquer

    Informations générales sur la recherche: site de FRANCE ALZHEIMER  cliquer

     Informations sur les essais thérapeutiques:  site de l’ONRA cliquer - 4 nouveaux essais:  

- Etude des troubles cognitifs dans la sclérose en plaques (étude de phase III)

- Efficacité de l’infusion continue de l’apomorphine sur les fonctions cognitives et neuropsychologiques dans la maladie de Parkinson (APO-TEP) (étude de phase III)

- Validation de la version française du "Geriatric Mental State": un entretien structuré et standardisé pour diagnostiquer les troubles psychiatriques chez les personnes âgées (GMS-Package) (étude d’observation autre)

- Contribution de l’actigraphie et la vidéo dans l’évaluation de l’apathie dans la maladie d’Alzheimer: recherche experimentale (09-PP-06) (étude d’observation autre)

- 3 nouveaux gènes identifiés voir le N° de novembre 2009 de La Recherche

- le 18 septembre 2009 : le point sur la recherche par le LEEM  et la fédération de Coopération scientifique

- Identification de 2 nouveaux facteurs de susceptibilité génétique de la maladie d’Alzheimer  communiqué

- Dans le cadre de la Mesure 41 du plan Alzheimer 2008-2012 et  afin d’assurer l’information et l’égalité d’accès des patients aux protocoles de recherche:    L’Observatoire National de la Recherche sur la Maladie d’Alzheimer (ONRA) a mis en ligne les essais thérapeutiques actuellement en cours en France ainsi que les centres de recherche (CMRR) où ils étaient réalisés. site de l’ONRA

- Dans le cadre de la mesure 37 "connaissance du regard porté sur la maladie", L’INPES publie les résultats de son enquête cliquer

- Interview du Pr.B.Vellas PARIS (AFP) – Plusieurs types de nouveaux médicaments contre la maladie d’Alzheimer sont dans les tuyaux, avec 91 essais sur l’homme en cours dans le monde, mais la recherche peine à recruter des malades, soulignent des spécialistes à l’occasion du Congrès mondial de gérontologie et de gériatrie.

« Les molécules arrivent, mais si on ne parvient pas à recruter suffisamment de patients, on risque de passer à côté », met en garde le Pr Bruno Vellas (Gérontopôle – Toulouse), président du conseil scientifique du congrès.

Un paradoxe pour une maladie qui devrait quadrupler à l’échelle mondiale d’ici 2040 pour atteindre les 80 millions de personnes. D’autant que les médicaments actuels ont une efficacité modeste.

Mais, explique le Pr Vellas, les patients Alzheimer sont des sujets âgés, avec des troubles de la mémoire et souvent d’autres pathologies qui compliquent leur sélection. Il faut aussi obtenir l’accord de leur famille.

Un essai de phase 3 (phase finale avant une éventuelle demande d’autorisation de mise sur le marché) requiert un grand nombre de sujets suivis sur une longue période. Pour Alzheimer il peut mobiliser 80 centres différents, disséminés sur plusieurs continents, certains centres n’arrivant à recruter que deux ou trois patients.

Une situation délicate pour la recherche, estime ce spécialiste. « S’il y a un médicament qui guérit, bien sûr on le verra », explique-t-il. Mais si, hypothèse aujourd’hui la plus probable, il s’agit de « médicaments qui améliorent un peu et qu’il faudra associer, on ne le verra pas ».

Pourtant, les pistes sont nombreuses, dont plusieurs déjà en phase 3.

La maladie est caractérisée par deux types principaux de lésions du cerveau: la présence de plaques « amyloïdes » liée à la production anormale du peptide béta-amyloïde, sous l’action de deux enzymes (gamma et beta secrétases), et une dégénérescence due à l’accumulation à l’intérieur des neurones de la protéine tau.

Une des nouvelles stratégies thérapeutiques vise à inhiber les gamma et beta secrétases.

Autre approche : provoquer une réaction de défense de l’organisme par l’injection d’anticorps monoclonaux pour obtenir la destruction des peptides béta-amyloïdes. « Une dizaine d’anticorps monoclonaux sont actuellement en développement », précise le Pr Vellas.

D’autres molécules vont agir au niveau de la protéine tau.

Est également en essai de phase 3 un médicament utilisé jadis en Russie contre l’allergie, le Dimebon. « On devrait avoir les résultats dans environ six mois », indique le Pr Vellas.

« La grosse difficulté qu’on va avoir c’est que sans doute ces molécules vont montrer une certaine efficacité, mais pas une totale efficacité », tempère-t-il. D’où des questions sur leur coût et leur remboursement.