Conseils généraux:

La maladie d’Alzheimer est très différente et imprévisible d’une personne à l’autre.

Il se peut que vous rencontriez certains problèmes alors que d’autres vous seront épargnés. Les conseils généraux qui suivent peuvent vous servir de ligne de conduite dans bien des situations

• Considérez le bon sens et l’imagination comme vos meilleurs atouts.

• Apprenez à connaître vos limites physiques et morales.

• Précisez avec votre famille qui peut et pourra faire quoi et quand.

• Pratiquez l’art de la diversion : devant une affirmation fausse ou un refus de la part du malade, plutôt que l’affronter ou lui donner tort, changez de conversation, proposez une autre activité.

• Pratiquez l’art du réconfort ; valorisez ce qu’il réussit, encouragez-le dans ses efforts, dans ses initiatives si elles ne le mettent pas face à un échec. Les responsabilités même réduites sont nécessaires à la confiance et à l’estime de soi.

• Vous-même, entraînez-vous à apprécier les bons moments, à apprécier ce qu’il réussit, sans vous fixer sur ce qu’il ne peut plus faire.

• Organisez un mode de vie régulier ; le même déroulement dans les activités de la journée, les affaires toujours disposées à la même place, créent un climat de sécurité fondamental.

• Mettez des repères à portée de vue : calendriers, pendules, aide-mémoire, photos de famille...

• Quand ce n’est pas indispensable d’aller vite, laissez à votre parent le temps de s’exprimer ou d’agir à son rythme, ne finissez pas une phrase pour lui, ne faites pas tout à sa place.

• Faites-le participer aux décisions le concernant, autant que faire se peut.

• Évitez de parler de lui, de son état, de votre situation, en sa présence; même si vous pensez qu’il ne comprend pas, il peut avoir des moments de lucidité.

• Mettez votre situation financière au clair.

• Renseignez-vous sur les aides disponibles auprès des services sociaux.

• Accordez-vous du repos.

• Dressez une liste de ses activités préférées à proposer en diversion ; tenez-la à disposition des personnes qui vous remplacent.

• Planifiez des temps de repos; l’excès d’activités peut être aussi néfaste que leur insuffisance.

• Soyez prêts à répéter, à démontrer ce que vous attendez de lui. Votre impatience peut diminuer ses possibilités.

Ne lui posez pas de questions pour tester sa mémoire, vous ajouteriez à sa confusion.

• Fournissez-lui des informations : au lieu de lui dire « Comment je m’appelle ? », dites-lui « Je suis ta fille Monique » (laissez les tests de mémoire aux spécialistes qui le suivent).

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